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Énergie – Christa Schweng, présidente du CESE, et Kadri Simson, commissaire, déclarent que 2021 sera l’année de la mise en œuvre

L’Association nucléaire canadienne (ANC) et le Forum atomique européen (FORATOM) ont signé un protocole d’accord pour collaborer dans le domaine du nucléaire et promouvoir des technologies nucléaires propres, innovantes et avancées. Cet accord renforcera les efforts des deux associations pour faire progresser le développement, l’application et le déploiement de l’énergie nucléaire afin d’atteindre les objectifs en matière de changement climatique.

« Nous sommes ravis de signer ce protocole d’accord avec FORATOM », a déclaré John Gorman, président et directeur général de l’ANC. « L’énergie nucléaire apporte déjà une contribution importante à la lutte contre le changement climatique. Cet accord permettra de s’assurer que le nucléaire fait partie du bouquet énergétique propre pour relever le défi du changement climatique des deux côtés de l’Atlantique ».

« Le changement climatique est un défi mondial », ajoute Yves Desbazeille, directeur général de FORATOM. « C’est pourquoi il est important que toutes les régions du monde travaillent ensemble pour trouver des solutions. Ensemble, nous pourrons envoyer un message coordonné à nos décideurs politiques dans le but de démontrer le rôle important que peuvent jouer les différentes technologies nucléaires ».

Massimo Garribba, directeur général adjoint de la DG Énergie de la Commission européenne, déclare : « Nous nous félicitons du protocole d’accord signé entre le FORATOM et la CNA. Cela confirme leur volonté d’encourager la collaboration entre les industries sur l’utilisation sûre de l’énergie nucléaire, en particulier dans le contexte des priorités de décarbonisation – une question à laquelle l’UE est très attachée ».

« Nous avons besoin du nucléaire pour atteindre le niveau zéro d’ici 2050 », déclare l’honorable Seamus O’Regan Jr, ministre des Ressources naturelles du Canada. « Nous travaillons avec nos homologues internationaux pour développer en toute sécurité les technologies nucléaires, telles que les RSM, et atteindre nos objectifs en matière de changement climatique ».

La coopération nucléaire entre le Canada et l’Europe remonte à plusieurs décennies. Les réacteurs CANDU canadiens sont en service en Roumanie depuis près de 30 ans. Dans le même temps, des entreprises européennes ont fourni des composants au secteur nucléaire canadien et sont reconnues au niveau international pour leur savoir-faire technologique. Le développement de technologies nucléaires nouvelles et innovantes, telles que les RSM, devrait renforcer la coopération entre l’Europe et le Canada.

Le protocole d’accord répond à la nécessité d’un dialogue accru et d’une exploration du rôle du nucléaire dans une gestion efficace de l’environnement. Il comprend :

  • en plaidant pour une inclusion plus explicite et plus importante de l’énergie nucléaire dans les politiques énergétiques et environnementales de l’Europe et du Canada, y compris le financement durable (taxonomie) ;
  • le soutien à l’innovation dans le domaine de l’énergie nucléaire, en particulier le développement et le déploiement de petits réacteurs modulaires et de réacteurs avancés ;
  • Identifier et mettre en œuvre des initiatives dans le cadre desquelles FORATOM et CNA pourraient collaborer pour promouvoir le nucléaire en tant que source d’énergie propre afin d’atteindre les objectifs en matière de changement climatique, de réduire les émissions et d’améliorer la qualité de vie.

Le Canada compte 19 réacteurs nucléaires, qui produisent une électricité propre et fiable, représentant 15 % de l’électricité totale du pays. Chaque année au Canada, l’énergie nucléaire évite l’émission de 80 millions de tonnes de CO2 en remplaçant les combustibles fossiles, soutient 76 000 emplois directs et indirects et contribue au produit intérieur brut à hauteur de 17 milliards de dollars.

L’énergie nucléaire produit environ 26 % de l’électricité de l’Union européenne dans 13 pays avec 107 réacteurs (qui passent à 141 si l’on inclut tous les membres du FORATOM hors UE, la Suisse, le Royaume-Uni et l’Ukraine) qui fournissent 50 % de l’électricité à faible teneur en carbone. L’industrie soutient plus d’un million d’emplois (directs, indirects et induits) sur le continent, avec un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros par an.

Vous pouvez lire le protocole d’accord ici.

À propos de l’ANC
Depuis 1960, l’Association nucléaire canadienne (ANC) est le porte-parole national de l’industrie nucléaire canadienne. Aux côtés de ses membres et de toutes les communautés d’intérêt, l’ANC fait la promotion de l’industrie au niveau national et international, collabore avec les gouvernements sur les politiques touchant le secteur et s’efforce de faire mieux connaître et comprendre la valeur que la technologie nucléaire apporte à l’environnement, à l’économie et à la vie quotidienne des Canadiens.

À propos de FORATOM
FORATOM est l’association professionnelle basée à Bruxelles pour l’industrie nucléaire en Europe. Elle est la voix de l’industrie nucléaire européenne dans les discussions politiques avec les institutions de l’UE et d’autres acteurs clés. FORATOM est composé de 15 associations nucléaires nationales actives dans toute l’Europe et des entreprises qu’elles représentent, et de quatre entreprises membres, la compagnie énergétique tchèque CEZ, Fermi Energia en Estonie, NUVIA en France et la compagnie énergétique polonaise PGE EJ 1. Plus de 3 000 entreprises sont représentées et soutiennent environ 1 100 000 emplois.

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